
En cette Journée internationale des droits des femmes, rappelons-nous que la lutte pour l’égalité passe aussi par la reconnaissance du travail des femmes qui soutiennent nos communautés chaque jour.
Le communautaire est à boutte. Et nous avons choisi de ne plus nous taire.
D’ici à la période de grève du 23 mars au 2 avril 2026, Droits et Recours publiera plusieurs textes destinés à expliquer les enjeux du mouvement national Le communautaire à boutte!
Aujourd’hui, en cette Journée internationale des droits des femmes, nous voulons prendre un moment pour parler du fait que le communautaire est porté en grande partie par des femmes.
Des femmes engagées.
Des femmes compétentes.
Des femmes profondément humaines.
Chaque jour, elles écoutent.
Elles accompagnent.
Elles défendent des droits.
Elles soutiennent des personnes qui vivent des situations difficiles.
Dans le milieu communautaire, ce sont souvent des femmes qui accueillent celles et ceux qui ne savent plus vers qui se tourner.
Elles sont là quand les personnes vivent de la détresse, de l’injustice, de l’isolement ou de la pauvreté.
Elles sont là quand quelqu’un frappe à la porte.
On pourrait presque dire qu’elles portent une cape invisible.
Mais même les super-héroïnes s’épuisent.
Dans plusieurs organismes communautaires, les travailleuses doivent composer avec :
• des salaires moins compétitifs
• une charge de travail très élevée
• un financement souvent incertain
• un roulement de personnel important
Malgré tout, elles continuent d’être là.
Elles continuent d’écouter.
Elles continuent d’accompagner.
Elles continuent de tenir le filet social à bout de bras.
Mais on ne peut pas demander à ces femmes de porter tout cela indéfiniment.
Quand les travailleuses du communautaire s’épuisent, ce sont aussi les services qui deviennent fragiles.
Protéger leurs conditions de travail, c’est protéger les services offerts à la population.
C’est aussi reconnaître la valeur immense de leur travail.
En cette Journée internationale des droits des femmes, rappelons-nous que la lutte pour l’égalité passe aussi par la reconnaissance du travail des femmes qui soutiennent nos communautés chaque jour.
Parce que le communautaire, ce sont des organismes.
Mais ce sont surtout des femmes et des hommes qui prennent soin des autres.
Le communautaire est à boutte.
Mais il est toujours deboutte
Et nous refusons de nous taire.
P.S. Pendant la période de mobilisation, nous continuerons d’accompagner les personnes qui ont besoin de nous. Nous vous invitons à rester à l’affût sur notre page Facebook pour connaître les actions annoncées et, si vous le souhaitez, vous joindre à la mobilisation.