Le retour des électrochocs
Dans les années 60, l'électrochoc était un traitement controversé et très mal compris par la science. En 1997, il est toujours aussi controversé et aussi mal compris. Mais on le prescrit de plus en plus.
L'outil d'une minorité de psychiatres
Il y a environ un millier de psychiatres au Québec. Les partisans de l'électroconvulsivothérapie (ECT) disent que les grandes associations Nord-américaine de psychiatres de même que la majorité de leurs collègues appuient l'utilisation de ce traitement. Cependant, l'analyse des statistiques de la régie de l'assurance-maladie du Québec (RAMQ) vient pondérer cette affirmation.
On y apprend notamment qu'en 1995 près de 50 % des séances d'électrochocs (soit 3400 sur 7218) ont été prescrits par une poignée de médecins, soit à peine 16 professionnels, ce qui représente tout juste 1.5% de la profession.
L'électrochoc, le traitement miracle des années 50 devenu le cauchemar des années 70, fait un retour au Québec. De 4000 séances d'électrochocs en 1988, on est passé à 7200 en 1995. Une hausse étonnante pour un traitement que la plupart des gens désuets, sinon carrément abandonnés. (Québec Science / Mars 1997)
Notre position dans ce dossier est d'afficher la plus complète désapprobation possible face au traitement. Les risques sont trop élevés comparé aux effets bénéfiques que le traitement peut amener. Il existe encore trop d'incertitudes et les expériences sont basées sur le principe d'essai erreur, en ce qui a trait à la fréquence et à la répétition du traitement.
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